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Déformations, causes et évolution
Par le Docteur GALEY Hadrien, le 18/12/2018

HALLUX VALGUS

 

De quoi s’agit il?

 

Il s’agit de la déformation conjointe du premier métatarsien en dedans (métatarsus varus) et du premier orteil en dehors (hallux valgus) entraînant un conflit osseux douloureux medial et un retentissement sur les orteils adjacents.

 

 

 

Quelles en sont les causes?

 

1 Les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes.

2 Il existe des formes familiales dites congénitales.

3 Le morphotype égyptien est un facteur de risque.

4 Le chaussage:

Les chaussures à talons entraînent une surcharge mécanique au niveau de l’avant pied, les orteils buttent au fond de la chaussure. Cette surcharge n’est pas physiologique.

Les chaussures à « bout pointu » et « triangulaires » ne respectent pas la forme carrée ou trapézoïdale de l’avant-pied. Elles ne permettent pas aux orteils de s’étendre correctement et de s'appuyer au sol de façon physiologique. Elles empêchent la bonne mobilisation des différentes articulations permettant le bon déroulement du pas et la souplesse de la marche.

 

Déformations

 

Au niveau du premier orteil ou hallux une distension des ligaments se fait par des tensions répétées de la chaussure sur le gros orteil en le poussant en dehors.

Celui ci va ensuite tourner car les tendons ne sont plus dans leur axe normal.

Le premier métatarsien se déplace progressivement de plus en plus en dedans.

L’angle entre le premier métatarsien et la première phalange est l’angle d’hallux valgus.

La bosse douloureuse est au niveau de l’articulation entre ces deux os (au sommet de l’angle).

Le premier métatarsien se déplace également en se relevant: l’appui physiologique sous la tête du premier métatarsien disparait petit à petit.

Cet appui se reporte sous les têtes des autres métatarsiens (souvent le 2è) entraînant des douleurs plantaires (métatarsalgie) avec des durillons d’hyperappui.

Le premier orteil pousse le second en dehors.

Il en résulte une souffrance de l’articulation métatarso phalangienne du deuxième orteil qui devient douloureuse, c’est le syndrome du deuxième rayon.

L’orteil va progressivement se luxer et on entre alors dans une succession d’aggravations qui vont se faire également au niveau du troisième et du quatrième orteil.

 

 

Au niveau des orteils : petit à petit ils deviennent plus longs relativement au premier; en effet le premier rayon se déformant il perd de la longueur. Ils ne trouvent plus leur place pour s’étendre et buttent au fond de la chaussure :ils se mettent en griffe. Ces griffes restent souples et se corrigent pendant longtemps: elle sont réductibles. Mais au bout d’un certain nombre d’années les tissus s’abîment et se rétractent, la griffe ne peut plus se corriger, elle devient irréductible. Le sommet de la saillie osseuse rentre souvent en conflit avec la chaussure entraînant une bursite, des douleurs, des durillons et parfois des plaies difficiles à cicatriser.

 

Qu’est-ce que la chirurgie apporte ?

 

Une intervention chirurgicale doit apporter un bénéfice: supprimer ou au moins diminuer les douleurs, redonner la possibilité de se chausser correctement et d’obtenir une marche la plus agréable possible en restituant les appuis physiologiques et en corrigeant les différentes deformations.

La chirurgie stoppe également l’évolution de ces déformations qui ont tendance à s’aggraver si on ne fait rien.

Cette chirurgie ne doit pas être esthétique, l’absence de douleur sur une légère déformation n’est pas chirurgicale.

 

Quand faut-il se faire opérer ?

 

Si vous n’avez pas mal, ne vous faites pas opérer.

La douleur survient d'abord par épisodes très espacés qui sont souvent bien tolérés, le chaussage peut être adapté.

En revanche lorsqu'elle devient plus fréquente, plus intense, avec une gêne quasi constante de la marche et du chaussage, il est légitime d'envisager une intervention chirurgicale même si la déformation n’est pas très importante.

De même lorsque la douleur devient gênante dans les activités professionnelles ou sportives, il est légitime d’envisager une intervention.

Les douleurs survenant uniquement dans les activités de loisirs, sont étudiées au cas par cas, en fonction de l’importance de cette activité, de la gêne et de la douleur.

La danse classique est un cas particulier en effet après une intervention chirurgicale sur l’Hallux Valgus il est impossible de refaire des pointes. Il faut donc avoir décidé l’arrêt de la danse avant d’envisager une intervention chirurgicale.

 

Y a-t-il une période où il faut opérer de façon certaine ?

 

Oui :

-Quand il existe une gêne importante au niveau de la “bosse” avec gonflement et chaleur.

-Quand apparaissent des douleurs de la plante sous la tête du deuxième métatarsien (Ce qui témoigne de la surcharge au défaut d’appui sous le premier orteil).

-Lorsque le deuxième orteil se met en griffe. En effet comme nous l’avons vu précédemment les déformations et les griffes initialement réductibles vont se fixer et devenir irréductibles. Il est important d'intervenir avant ce stade où la qualité du résultat est plus aléatoire.

-Si une luxation se produit, il faut opérer très vite, car si la luxation devient irréductible l’intervention chirurgicale est plus difficile et les résultats moins bons avec douleur et raideur.

 

 

Quel bénéfice attendre de l’intervention ?

 

L’intervention chirurgicale a pour but:

de diminuer ou faire totalement disparaître les douleurs.

de ralentir l’évolution arthrosique de la première articulation métatarso phalangienne.

de restituer des appuis physiologiques

de récupérer un pied avec une morphologie plus proche de la normale, ce qui entraînera l’obligation de chaussage physiologique après l’intervention, et ce jusqu’à la récupération complète de la souplesse de l’avant pied qui peut mettre 12 mois après l’intervention.

 

Quels sont les inconvénients d’une intervention chirurgicale ?

 

Les suites post opératoires sont longues au niveau du pied.

Vous pourrez très rapidement marcher (dès le lendemain de l’intervention) mais votre pied va gonfler après l’intervention et cet œdème va progressivement diminuer mais peut persister jusqu’à six mois.

L’arrêt de travail est de 4 à 8 semaines.

Il faut s’astreindre à faire des exercices de rééducation pour assouplir progressivement les différentes articulations.

La récupération de la souplesse des tissus ainsi que de la mobilité des articulations peut mettre jusqu’à 12 mois.

Parfois il n'y a jamais de récupération complète, notamment lorsque l'intervention survient à un stade évolué.

 

 

 

Il n'est pas toujours possible de reporter des chaussures féminines avec des talons.

Des récidives sont également possibles.

 


Conflits d'intéréts : l'auteur ou les auteurs n'ont aucun conflits d'intéréts concernant les données diffusées dans cet article.
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