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Les tendinopathies du genou
Par le Docteur VAN DEN STEENE Jean Yves, le 21/11/2017

TENDINOPATHIES DU GENOU

INTERET DES ONDES DE CHOC RADIALES

 

Dr Jean-Yves VAN DEN STEENE

Médecin du sport

 

 

Les Tendinopathies du genou font partie des motifs de consultations des plus fréquents et sont responsables de «perturbations» dans les activités sportives et  la vie quotidienne. Elles sont caractérisées par une variabilité dans leur mode d’apparition, dans leur intensité et dans leur évolution. Elles sont le résultat de multiples causes spécifiques et générales,  intrinsèques et extrinsèques

 

ANATOMIE

 

Le tendon est une formation anatomique interposée entre le muscle et l’os et on en distingue plusieurs segments :

-le corps du tendon

-la jonction muscle/tendon ou jonction myotendineuse

-la jonction os/tendon ou enthèse

 

Le tendon est riche en eau (50 à 75%). Il est constitué de collagène de type 1 et d’élastine, des glycoaminoglycanes et des cellules (les fibroblastes). Il possède des qualités viscoélastiques qui lui permettent de résister à une traction, d’emmagasiner une certaine dose d’énergie et de la restituer lors du mouvement. Il n’est donc pas qu’un système de transmission. Un tendon est capable de s’allonger sans dommage d’environ 5%. Au-delà des lésions irréversibles se produisent

 

DIFFERENTS TYPE DE TENDINOPATHIES

 

1-Les tendinopathies de traction

Ce sont les plus fréquentes au niveau du genou

Elles peuvent survenir brutalement sur une impulsion puissante ou progressivement lors de mouvements répétés. Le volume et l intensité de la pratique sportive sont prépondérants dans l’importance des symptômes.

2-les tendinopathies par frottement

Des frottements ou des balayages répétés débouchent le plus souvent sur une souffrance tendineuse ou peritendineuse. Le cas le plus typique est le syndrome de balayage de la bandelette de Maissiat (prolongement fibreux du Tenseur du fascia lata).

3-les tendinopathies par choc direct

Plus rares, elles se rencontrent surtout dans les sports de combat.

4- les tendinopathies dans les suites chirurgicales de ligamentoplastie du ligament croisé du genou qui utilise une prise de greffon dans le tendon lui-même (tendon patellaire dans la technique dite « Kenneth Jones »)

 

PHYSIOPATHOLOGIE

 

Le tendon est un tissu en renouvellement quotidien en réponse à des sollicitations mécaniques et biochimiques.

Avec l’âge les processus de cicatrisation et de réparation deviennent moins efficaces. Et c’est surtout la « qualité » collagénique qui marquera le début de la maladie du tendon.

On pense actuellement que la mise au repos n’est pas forcement une bonne chose, et que, au contraire, une activité bien dosée et contrôlée améliore la qualité de la réparation tendineuse. Mais à l’opposé une reprise trop précoce est péjorative sur un tendon fragilisé.

 

Les tendinopathies peuvent se présenter sous différentes formes symptomatiques :

-Suivant leur conséquence sur la fonction et sur l’activité sportive, on définit des stades qui seront le reflet de l’importance de l’atteinte tendineuse en considérant le moment d’apparition des douleurs, si elles cèdent à l’échauffement, leur durée au cours de l’exercice et si elles perdurent à l’arrêt de l’activité.

-On peut observer des formes dites aigües c'est-à-dire qui évoluent depuis moins de trois mois. Après ce délais on considère que la tendinopathie est chronique ;

 

LA TENDINOPATHIE ROTULIENNE OU PATELLAIRE

 

 

C’est de loin la plus fréquente des tendinopathies du genou

Elles sont le plus souvent des souffrances de l’insertion au niveau de la pointe de rotule

Elles se rencontrent volontiers dans les sports d’impulsion(le Jumper Knee) de course et/ou de saut dont l’athlétisme, le volley-ball, le basket-ball, le hand-ball le football, le ski.

C’est la palpation qui retrouvera la localisation de la douleur et les tests cliniques sont utiles dans la démarche diagnostique en mettant en tension le tendon dans les différentes courses et en l’étirant passivement.

Les examens complémentaires comprennent de manière systématique la radiographies simples +/- l’échographie et +/- l’imagerie par résonance magnétique

 

 

LA TENDINOPATHIE QUADRICIPITALE

 

 

Moins fréquente que la tendinopathie patellaire, cette localisation devient moins rare. On la retrouve chez les sportifs utilisant de grande charge de musculation (squatts) et/ou nécessitant de la force quadricipitale (haltérophilie, rugby, cyclisme piste sprint, pousseur bobsleigh). On le rencontre désormais dans les suites post opératoires de ligamentoplastie du LCAE du genou itérative. Certaines techniques chirurgicales dites de reprise utilisent une partie de ce tendon comme transplant. La difficulté cicatricielle de ce prélèvement peut occasionner dans le temps des douleurs chroniques

 

 

PRISE EN CHARGE PAR LES ONDES DE CHOC

On sait par des études in vivo que les ondes de choc interviennent par le biais de l’augmentation de la vascularisation locale en agissant sur des facteurs biochimiques tel le système monoxyde azote et sur la multiplication cellulaire par différents facteurs de croissance.

Les ondes de choc présentent l’avantage d’être un traitement purement extracorporel, non chimique et/ou médicamenteux et non agressif.

 

Le traitement va se concentrer sur la partie du tendon atteinte.

On préconise une séance hebdomadaire et un nombre total de 4 à 6 séances. La quantité dépendra de la vitesse d’amélioration et de son importance. Il faut savoir arrêter les séances et attendre 6 à 8 semaines la réponse finale qui dépend de la séquence cicatricielle engagée. On pourra éventuellement renouveler un cycle.

 

Les Ondes de choc constitue une option thérapeutique très intéressante dans ces tendinopathies fréquentes du genou et elles trouvent leur place tant en première intention qu’en relais thérapeutique après échec d’autres traitements. On peut les utiliser en sub aigüe comme chronique mais en étant prudent dans les formes hyperalgiques . Les différentes études menées évoquent des résultats positifs et un gain fonctionnel dans 60 à 70% des cas. Nous conseillons la mise en route systématique conjointe du protocole de STANISH (travail en contraction excentrique progressive) pour optimiser la réponse thérapeutique et repousser les rechutes (gain estimer à 20% supplémentaires)

 

 

Il est primordial de les utiliser en association avec des techniques de rééducation classiques (application de froid, étirements) Bien sûr le meilleur traitement reste la prévention avec toutes les adaptations possibles à mettre en place (correction diététiques, corrections techniques et du matériel, orthèses plantaires adaptées sur mesure). Ainsi les récidives seront évitées et la pratique sportive pourra de nouveau être la source du bien-être attendu.

 


Conflits d'intéréts : l'auteur ou les auteurs n'ont aucun conflits d'intéréts concernant les données diffusées dans cet article.
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