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Luxation de l'épaule du rugbyman
Par le Docteur BOHU Yoann, le Docteur LEFEVRE Nicolas, le Docteur HERMAN Serge, le 20/07/2018

 

 
LE TRAITEMENT EN URGENCE SUR LE TERRAIN

            Le diagnostic est fait sur le terrain. Après une chute sur l’épaule lors d’un plaquage généralement, le joueur se plaint d’une douleur brutale de l’épaule, avec l’incapacité de la bouger. Elle est maintenue spontanément par le bras opposé. On sent une « boule » entre le deltoïde et le pectoral qui correspond à la tête humérale déboitée en avant. Le bras est spontanément écarté du corps mais tout mouvement est impossible en raison de la douleur intense.

 

 

Joueur de rugby avec une épaule droite luxée

 

Il faut immédiatement :

1/ Arrêter le jeu

2/ Prévenir les secours médicaux : soit présent sur place, sinon appeler le 15

3/ Secourir le joueur

 

IL EST STRICTEMENT INTERDIT DE TENTER DE MANIPULER LE BRAS.

S’il s’agit d’une fracture et non d’une luxation, le risque est de déplacer la fracture et de créer des lésions irréversibles de l’épaule.

            Ensuite, il faut attendre l’arrivée des secours qui vont transporter le joueur vers un service d’urgence. Les pompiers, un médecin ou le SAMU vont aider le joueur à se relever, maintenir le bras dans la position et si la douleur le permet, le protéger dans une écharpe, ou simplement enrouler le maillot autour du bras.

 

AUX URGENCES

            Une radiographie est nécessaire et indispensable pour confirmer le diagnostic et éliminer d’autres diagnostics (fractures notamment).

 
Radiographie d'une luxation d'épaule droite
 
 
Circonstances de survenu

            La luxation est le déboitement de l’articulation entre l’humérus et l’omoplate.

Le plaquage est en cause dans les 2/3 des cas. Soit si cela concerne le joueur plaqué (75% des cas), lors de la chute au sol avec un traumatisme direct sur le moignon de l’épaule, soit lors du plaqueur (25% des cas)avec le bras en position armé qui est percuté par le joueur plaqué. 62% des luxations sont des récidives.

Rappel sur la luxation d’épaule :

La luxation est un traumatisme grave qui engendre systématiquement des lésions anatomiques de l’articulation.

Le plus souvent (90% des cas) la luxation se fait en avant de l’articulation, sur en mouvement d’armé, bras et coude en arrière. Plus rarement, en arrière, le bras en avant, le coude directement impacté d’avant en arrière.

 

 

Les conséquences de la luxation

            L’articulation gléno humérale (entre l’os huméral et l’omoplate) est maintenue par les tendons des muscles de l’épaule, des ligaments, une enveloppe capsulaire, avec un renfort autour de l’omoplate appelé « bourrelet ».

L’épaule est une articulation très mobile, dans les différents plans de l’espace. Cette mobilité s’accompagne nécessairement d’un risque d’instabilité.

A chaque luxation, il y a des lésions des ligaments, du bourrelet, ou des lésions de type fracture. Le passage de la tête de l’humérus « en force » peut entraîner une fracture de la partie postérieure de la tête humérale et/ou antérieure de la l’omoplate.

            Les autres complications redoutées sont les fractures et les lésions neurologiques. Les nerfs peuvent être étirés ou sectionnés plus rarement. Généralement, c’est le nerf axillaire qui est étiré : ce qui entraîne une anesthésie du moignon de l’épaule et un déficit de l’antépulsion de l’épaule par déficit du faisceau antérieur du deltoïde. Plus rarement, c’est l’ensemble des nerfs du bras, appelé plexus brachial, qui peut être étirement ou rompu, avec pour conséquence une paralysie de tout le bras.

 

 Les risques de la luxation

   La récidive est le principal risque. Les facteurs de risque et le taux de récidive est parfaitement connu aujourd’hui : l’âge, le sexe, le type de sport, la compétition, les lésions osseuses de passage, le nombre de luxation,..
Les patients de moins de 20 ans ont pratiquement 100% de récidive. En revanche, après 40 ans, le risque est faible, moins de 5%. Les hommes ont plus de risque de récidive que les femmes. Les sports d’armé contré (bras en arrière) sont particulièrement exposés.
La pratique du rugby cumule tous ces facteurs de risque.
 
Un joueur de rugby a un risque très élevé de devenir INSTABLE après une luxation.
En fait, s’il n’y a pas forcément une autre luxation, il persiste une autre forme d’instabilité. C’est à dire soit des subluxations (l’épaule se remet en place seule, sans intervention extérieure), soit des appréhensions.
Il y a des conduites d’évitement notamment qui sont fréquentes avec des joueurs qui « choisissent » de plaquer avec une épaule plutôt que celle « fragile », ou un pilier qui préfère être à gauche qu’à droite avec une épaule droite instable. L’épaule « libre » du pilier est beaucoup à risque de luxation au cours de l’effondrement d’une mêlée, alors que l’épaule bloquée dans la mêlée est verrouillée.
Tous ces phénomènes sont des signes d’instabilité. 
 

Conflits d'intéréts : l'auteur ou les auteurs n'ont aucun conflits d'intéréts concernant les données diffusées dans cet article.
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